Jean Ping, a été promu Vice-Premier ministre au lendemain des élections législatives de 2006 qui ont vue sa réelection comme député à l’Assemblée Nationale gabonaise. Il a été reconduit à la tête du Ministère des Affaires étrangères , de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République gabonaise.Président de la cinquante-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les 35 années de carrière gouvernementale de M. Ping sont marquées par de nombreux succès diplomatiques, illustrés par sa contribution aux nombreuses médiations entreprises par le Président de la République Gabonaise, El Hadj Omar Bongo Ondimba, en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale, notamment en République du Congo, au Tchad, en République centrafricaine, et à Sao Tomé et Principe.

Député à l’Assemblée Nationale du Gabon depuis 1996, M. Jean Ping a été le Chef de la délégation de son pays à de nombreuses sessions de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a également conduit la représentation gabonaise à un grand nombre de Conférences et Sommets, notamment ceux de l’UNESCO ; de l’Organisation de l’unité africaine, puis de l’Union africaine ; de l’Organisation de la Conférence islamique ; et de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, dont il fut le Président en 1993. M. Jean Ping est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a débuté sa carrière diplomatique à l’UNESCO à Paris où il sera Délégué permanent de la République gabonaise de 1978 à 1984. Il sera ensuite nommé Directeur du Cabinet Civil du Président de la République de 1984 à 1990. M. Ping occupera de nombreuses hautes fonctions dont celle de Ministre de l’Information, jusqu’à sa nomination en 1999 au poste de Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie.
- CE QUE PENSE M. PING SUR L’EXPERIENCE GABONAISE EN AFRIQUE
" J’analyse l’expérience gabonaise dans mon livre intitulé « Mondialisation, paix, démocratie, et développement en Afrique » parce que non seulement nous n’avons jamais eu de guerre mais aussi parce que le Président de la République gabonaise El Hadj Omar Bongo Ondimba consacre une partie importante de son temps à essayer de ramener la paix là où il y a des conflits armés notamment en Afrique. Il a coutume de dire que lorsque le feu éclate dans la maison du voisin, si vous ne contribuez pas à faire éteindre l’incendie, les flammes pourraient se propager chez vous. En vertu de cette vision des choses, le Président Bongo Ondimba offre constamment ses bons offices dans le règlement des conflits de la sous-région, pour essayer de ramener la paix avec, je dois dire, un certain succès. Il l’a fait par exemple en République du Congo, en République centrafricaine, au Tchad, à Sao Tomé & Principe, il l’a fait dans beaucoup d’autres pays. Il le fait d’ailleurs souvent dans des circonstances qui passent inaperçues dans le cadre de ce que l’on appelle la diplomatie préventive. C’est lorsqu’un conflit est encore latent, qu’il agit discrètement auprès des protagonistes pour essayer de faire en sorte que ce conflit n’éclate pas ou s’il éclate qu’il ne s’étende pas."
- CE QU’IL PENSE SUR LE GABON AU SEIN DES NATIONS UNIES
"Le Gabon participe à la vie des Nations Unies depuis déjà un peu moins d’un demi-siècle. Pour une jeune nation comme la nôtre, c’est important. Et nous avons pris une part active à toutes les activités des Nations Unies. Nous y croyons. Nous pensons vraiment que si nous voulons avoir un ordre international plus juste, plus équilibré, plus harmonieux, et pourquoi pas plus fraternel, si nous voulons avoir un monde en paix, un monde civilisé, il faut renforcer le rôle des Nations Unies. Le Gabon tient donc à continuer à jouer son rôle au sein du système des Nations Unies, un rôle actif. Tout d’abord, en ce qui concerne le maintien de la paix dans le monde et singulièrement en Afrique parce que l’Afrique a connu dans ce domaine beaucoup de difficultés depuis une quinzaine d’années. On a vu les conflits armés se multiplier en Afrique, un génocide s’y perpétrer, la situation économique s’y détériorer, un grand nombre de crises humanitaires se développer et la pauvreté s’accroître. Les États africains déploient des efforts appréciables pour prendre activement part au processus de globalisation en cours et établir des régimes démocratiques. Mais ils auront besoin du soutien effectif de la communauté internationale."
- CE QU’IL PENSE SUR LES OBJECTIFS DU MILLENAIRES POUR LE DEVELOPPEMENT (OMD)
" Je crois qu’il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre. Il faut entreprendre. Il faut rester optimiste, disons que je suis optimiste par nature. Je crois qu’il faut aussi éviter de constamment dénigrer le système en disant que l’on n’avance pas. Ce n’est pas vrai. Peut-on imaginer un monde sans l’ONU ? Avec les Nations Unies, plusieurs problèmes de portée collective ou globale, sont fort heureusement soulevés et même résolus. Aucune puissance aussi grande soit-elle, ne peut aujourd’hui se passer des autres. Je crois que ce n’est plus possible. Et chaque jour, nous voyons la nécessité, même pour les grandes puissances, de collaborer avec les Nations Unies, de travailler avec le reste de l’humanité pour trouver des solutions aux multiples problèmes qui se posent quotidiennement. Alors, je pense que les Nations Unies jouent un rôle important, ce rôle pourrait être plus grand notamment en matière de développement des pays du Sud ; il pourrait être plus efficace si les États membres le voulaient réellement et s’ils apportaient davantage leurs contributions à la mise en oeuvre de ses décisions – par exemple la Déclaration du Millénaire."

- l’immeuble abritant les locaux
- du ministère des Affaires Etrangères au Gabon